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A ANNIE COSQUER
que j'appelle Annie Sourire,
le courage en fauteuil roulant.
Le vent qui toujours
parle de voyage
m'a dit un poème
que j'ai raconté
à ma copine handicapée.
Cà l'a fait rêver,
çà l'a fait sourire,
car ce vent poète,
elle aussi l'entend.
Et c'est ce bonheur
où perle une larme
salée comme l'onde
qui m'a transporté
jusqu'au bout du monde,
comme dans les contes
au pays d'ailleurs,
où tout est possible,
où tout reommence,
où le sable chaud
conserve nos pas.
Ecrit dans les années 80 à Rennes
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