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Gouttes à gouttes, ruisselant sur mon corps,
Je sens le frison des perles de sueur.
Et ceci, je l’avoue, sans n’avoir fait aucun effort,
Simplement du, je le crains, à l’ambiante moiteur.
Ma main frôle la peau de cette inconnue exquise,
Nos regards s’accrochent comme pour mieux se deviner
Et sans que l’on bouge, en un instant, tout s’électrise
Comme nous fermons les yeux pour nous éviter, et fantasmer.
Je m’imagine parcourant avec gourmandise sa silhouette,
Alors qu’elle s’abandonne, lascive, à mes mains expertes
Et que je glisse entre ses cuises, a peines entrouvertes
Tandis que son souffle, dans mon cou, annonce sa perte.
Je sens sa main si proche de la mienne, juste un moment,
Que j’ouvre timidement les yeux pour m’en assurer
Et constate avec stupeur que la belle, se levant en partant,
Perd sa serviette involontairement et m’offre son intimité.
Gênée, paniquée, elle se pare de son bras pour remplacer le tissu,
Tout en rattrapant le linge sournois, à ses pieds,
Alors que poli, je ferme les yeux en feignant d’avoir vu,
Respectant ainsi cette femme et toute sa dignité.
Pourtant, de cet épisode, se dont je me souviendrais,
se sont ses seins magnifiques face à moi,
Car ils étaient plus beaux que ceux dont je rêvais,
Comme quoi la réalité est bien plus belle que la foi.
DIVAD juillet 2011
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