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De plus en plus je m’évanouis
De plus en plus je me rapproche
Au tunnel, tout me parait moche !
Mes jours fuient, rien ne perdure
Sauf l’univers étrange et obscur,
Où les âmes réintègrent leurs abris
Et les déesses portent leurs saris.
Ah ! Tout me parait mystérieux
Je m’évanouis bien dans les cieux,
En moi, tout se métamorphose !
Je suis envahi par les psychoses,
Ombre et clarté ébranlent ma tête,
Ma pensée fait souvent la navette
Entre le ciel et la terre, je cherche
Les anges hibernés dans l’arche
Du ciel, ils sont souvent attentifs
Aux jours perpétuellement fugitifs,
Ils font de nous la marionnette,
Que le temps tranche avec sa brette
Dans l’espace vaste du miracle
À la fin de chaque spectacle.
Dad Allaoua
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