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Mes louanges t’emportent loin de toi
Mes louanges t’emportent loin de toi,
Elles t’éloignent d’avantage de moi,
Est-il temps que mon âme fasse son
Pèlerinage ? Es-tu vidé de ton sang ?
Pour ne plus sentir la flamme ardente
Qui attise en moi cette envie dévorante
D’être le magicien vêtu de ton ombre,
Moi, qui croyais, que mes nuits sombres
S’embellissent de la clarté de l’aurore,
Lorsque me réveillant, je te trouverai collée
À mon corps, luisante par cet éclat d’or
Que dégage ta peau tendrement frôlée
Par ma main savante et enivrée par la sève
Déposée avec douceur sur tes lèvres rosies
Dans une nuit où tout s’entrelace sans trêves
Et s’emporte par les jouissances de la vie.
Dad Allaoua
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