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Au nom de ce que tu ignores
Ferme les yeux ! Pour toi, je n’existe pas,
Ton cabinet est si étroit que ma présence
Te dérange, pourtant l’âme est souvent là
À observer se fuser de ton corps la grâce.
Au nom de ce que tu ignores, laisses-toi
S’enivrer par la vérité que je contemple,
Tout s’agite, s’affole et s’ébranle en moi,
Viens éclairer les dédales noirs du temple
Qui abrite mon esprit en quête de sagesse.
Plus je m’éloigne, plus je sens le besoin
D’être lier à toi. Femme noble à la finesse
Majestueuse, prends toujours soins
De toi, je hâte de mettre le tapis rouge
Sous tes pas et voir comment tu balances
Les hanches. Je planterai des jolies sauges
Sur la voie te menant à moi, ton absence
M’épuise beaucoup, elle sèche la salive
Que je garde pour arroser tes lèvres
Et libérer les envies que tu gardes captive,
Dans un orgueil qui accentue ma fièvre.
Dad Allaoua
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