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Je ne viens plus guère ici, compte tenu des problèmes techniques ...
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A bientôt si vous le souhaitez.
Théo
La lampe
Je creusais nos instants pour les mettre en mémoire,
Souvenirs aboutis à boire au coin des heures,
A savourer vivants afin que nul ne meure.
Le temps jouait des ailes à battre le silence.
La pluie se déployait à noyer la montagne,
Les fenêtres pleuraient, et les grands peupliers
Dansaient du vent d’ouest échappé d’océan ;
Les femmes attendaient les marins de décembre.
Lampe à huile posée en lisière de peau,
Tu éclairais mon lit de ta trouble présence ;
Fébrilité des mains, impatience des seins,
Patience de la pluie qui augurait demain.
Jusqu’au soir où bien sûr, les vagues assoupies,
Le givre étant aux vitres éteintes de la nuit,
L’âme qui va trébuchante s’enfuit
Et tu cherches à tâtons une lampe.
Théo
Juillet 2011
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