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Paradis embaumé
Comme il est éloigné le paradis embaumé
Avec un ciel d’azur où chante l’amour,
Où tout ce que j’aime berce dans la volupté
De nos âmes qui s’éveillent au petit jour ;
Comme il est éloigné le plaisir de ta nudité.
Le temps se déshabille de mes souvenirs
Et laisse à même le sol les bouquets de fleurs
Et je suis seul avec ma muse pour ne plus rien dire
Dans ce paradis au fruit défendu pour le bonheur !
Le temps se déshabille pour me faire souffrir.
L’amour infini habitait mon âme de plaisirs cachés
Bercé par les chants de la divine prêtresse
Le soleil caressait voluptueusement tes seins parfumés
Pour l’amante que tu fus dans ta volupté de déesse
Qui attendait le corps de son amant pour être enlacée !
Dans ce paradis embaumé, je t’ai donné mes trésors
Que j’ai saisi au pinacle de l’inaccessible sommet,
Où je chevauchais l’arc-en-ciel de ton sublime corps
Dans cet océan d’amour aux vagues agitées,
Dans ce paradis embaumé je t’aimerai jusqu’à ma mort !
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