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Un jardin négligé où gisent des pavés,
Un linteau défraîchi au charme délavé,
Accrochés sur les murs, quelques rires d’enfants
Vont défier le futur d’un regard insouciant ;
Quelques meubles ternis revêtus de draps blancs,
Comme autant de linceuls sur les regrets d’antan
Parsèment le salon de souvenirs amers
Triste champs mortuaire enrobé de lumière ;
Une salle à manger tapissée en brocart
Où résonne le cri enjoué des fêtards,
Et transpire l’éclat insolent du soleil,
Par ses vitraux noyés de nuances vermeilles ;
Une chambre à coucher baignant dans la pénombre,
Un chandelier d’argent que taquinent les ombres,
Et vacille, tremblant, à la faveur du soir,
Eclipsant son aura lorsque s’en va l’espoir.
In "Poésie en Vrac" - Editions Amalthée - Copyright 2011
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