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Il y a toujours une orchidée
Quelque part qui vous attend
La fleur en est belle La tige fière
Et la corolle comme un fuseau
Elle vous attend comme on respire
Ou comme la nuit parfois s’invente le jour
Comme la grève croit à la vague
Bien avant la marée
Il y a toujours une orchidée
Ou bien l’idée d’un cerisier
Qu’on se faisait enfant
Pour qui veut me connaître
Il faut connaître l’automne
La grande main du brouillard
Sur le dos de la prairie
Et les derniers crépitements des insectes
Dans les mûriers en fruits
Moi qui voulais boire du rêve
Au creux d’une main de femme
Et m’habiller d’amour
Pour ne plus avoir peur
Ma vie aura passé
Comme l’envol des flamants
Qui touchent au soleil
Il y a toujours une orchidée
Quelque part qui vous attend
Tout est hasard ou destin
Et c’est pareil à la fin
S’il s’agit simplement de trouver
La meilleure façon de la chercher
5 août 2011
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