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Pas très expansif, le vent, mais quel été !
A tourner en rond dans le même quartier
A souffler des mots, les mêmes répétés,
Avec l’obstination qu’on lui sait en entier.
Des mots, sous le balai d’un temps qui est passager,
Qui fait, selon les jours, des grimaces terribles,
Ou bien d’inattendus sourires décagés
Et qui vont s’envoler pour devenir crédibles.
Pas très causant, le vent, mais ça lui arrive,
Des instants de répit pour refaire ses forces,
Arrêtant l’intérêt aux aspects de la rive,
Pour y voir des bourgeons et comment ils s’amorcent.
Et puis le vent
Il fait comme il l’entend
Depuis la nuit des temps
Aux hasards et sans plans
Il souffle des moments…
Prolixe pas toujours, discret par choix parfois,
Quand il vient te gifler le visage d’éveil,
Te rapporter des mots, te rapporter des lois,
Qui font que tout est nuit, ou qu’il y a du soleil.
Ami du vent je suis, ami du vent je reste,
A choisir ses amis, on les choisis limpides,
Enfin c’est comme on veut, mais tant pis si l’on peste
Trop à l’abri des risques une vie insipide.
Et la peau flagellée d’embruns qui me parfument,
Je dis ma gratitude à toutes les musiques,
Sur des journées qui brûlent, et puis qui se consument,
A ce goût qu’elles laissent j’y appuie la critique.
Et puis le vent
Il fait comme il l’entend
Depuis la nuit des temps
Aux hasards et sans plans
Il souffle des moments…
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