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Jadis il y avait tout près d’un lac limpide,
éclatante de joie, une douce sylphide,
Dans ses mains de cristal, de petits feux follets
Dessinant dans les airs des étranges ballets.
Dans ses yeux bleu de mer vivotait une flamme,
Comme un bateau perdu dans le cœur d’une femme,
Cette douce lueur, persistante et vivace,
Abritait un désir, puissant, doux et tenace,
Un lutin guilleret gambadait autour d’elle,
En soufflant doucement sur les yeux de la belle,
Quelques frissons coquins de courants d’air envieux,
Pour attiser le feu qui dansait dans ses yeux.
Par un beau vol plané, l’oiseau-lyre enchanté,
Déploya son aura de pure étrangeté,
Comme un rêve oublié, la princesse diaphane,
Disparut lentement de mon cœur de profane.
In "Poésie en Vrac" - Editions Amalthée - Copyright 2011.
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