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Rhodes ne s’assoupit jamais
Ça touriste à tout va
Même en pleine chaleur
Faut être oiseau de feu pour voler à pareille heure
Des petites vieilles tissées de noir
Commentent le temps qu’il fait
Pendant que défilent les passants
Tout en ventre qui ventrouille
Fiers d’être gras
Sous l’œil indifférent des chats
Qui n’en pensent pas moins
Les femmes font semblant qu’on ne les devine pas
Dans leur beauté d’enfance
Qui s’exhibe à l’encan
Et je suis seul et délicat
Devant le spectacle du monde
On choisit de s’enchanter
Mais on ne choisit pas sa réalité
Sous l’œil indifférent des chats
Qui n’en pensent pas moins
Rhodes, 11 août 2011
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