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Et si l'on n'était rien que le fil d'un seul rêve
Dévidant et filant la légende des siècles,
Espérant d'un futur que jamais ne s'épècle
L'éternel illusoire des cycles qui s'achèvent?
Et si l'on ne vivait qu'en raison de nos songes
Affectés des destins que l'on suit en silence
Mais signifiant pourtant le tempo d'une danse
A l'harmonie frappée du sceau de leurs mensonges?
Et si l'on ne gardait que la fin de l'histoire
Programmée pour le temps des lendemains maudits
Ou l'on devra pleurer des larmes de non-dits
Dans un réel de mort, en guise de mémoire?
Et si d'atteindre alors l'humanité dernière
Pour n'être, d'évidence, que ses propres mirages
Nous laissait quelque peur, en d'autres paysages,
De ne pouvoir renaître d'un néant éphémère,
Restera-t-il un fil pour guider nos prières?
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