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échelles de l'enfance
sous les grappes de ciel mûr
treille odorante
des jours de pluie
où je picore éblouie
chaque grain de silence
les dernières quetsches
tombent avec un bruit sourd
arôme sucré
qui ouvre dans la mémoire
le bocal de fruits
de mes écrits
serrés sur les marches du perron
les pots en terre cuite
orchestrent une symphonie
où les fleurs en choeur
reprennent l'infinie mélodie
du temps qui s'enfuit
Françoise Urban-Menninger
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