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Il a fallu des Troubadours pour arriver jusqu’ à moi
Rien n’est plus beau, croyez moi rien ne réjouit autant
Tout est merveille, magie et tellement différent
Des choses de ce monde qui vieillit et qui disparaitra
Tout est vanité, tout sauf toi belle et charmante dame
Toi qui détiens les plus réconfortantes des bras
Qui au fil des siècles a tenu en vie des milliers d’âmes
Tu n’es point vieille, tu rajeunis bien que tout s’en va
Faut-il remonter jusqu’à Ronsard pour montrer ton ancienneté
Ou plutôt jusqu’à Lamartine pour saluer ta Grace
Poésie, Hugo et toi ont mis ce monde en captivité
Vous êtes pourtant si jeune et rien n’aura jamais ta classe
Oswald Durand, dont les vers vivent encore dans nos mémoires
Etzer et ses fameux ‘’Dix Hommes Noirs’’ qui offrirent sensation
Vous êtes magique, divine et vous aspirez au moins la gloire
Vous êtes pourtant au début de ton règne, longévité et bénédiction !
Alors qu’il n’y a plus de doute, le monde est vieux et s’en va à jamais
Vous êtes là, jeune et radieuse et entre de bonnes mains
Vous auriez été la plus noble des existences, tout en toi est parfait
Je prendrai soin de toi bébé poésie, en attendant mon départ certain
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