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Au pied du mur, un amour en ruine,
aucune lamentation; aucune amertume,
muraille de Chine, masque de façade ;
chante un rossignol.
Au creux du mur, une lézarde mémoire,
aucun mot emprisonné, aucune solitude,
peine Bastille, liberté Babylonienne ;
soupire le ciment.
En haut du mur, des illusions dévoilées,
aucun jardin suspendu, aucun royaume à reconstruire,
chacun sa Palestine, son ciel à coeur ouvert ;
erre l'étoile du temps.
Derrière le mur, l'inconnu essentiel,
prière de la terre, poussières du soleil,
soif d'espoir, pierre après pierre ;
danse un brin de muguet.
Tous droits réservés
ND / 26.08.2011
* poème partagé en novembre 2010
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