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"Peu importe le pot, le meilleur gîte au fond.
"I/
Une âme torturée a ce voyage étrange,
Que, sans réservation, au coeur et gravement
Elle pend, noeud coulant. Lorsque murmure un ange
Le vide du regret, alors naît son tourment.
Voyageur sans bagage a pour seule consigne
D'emporter avec lui, aux yeux, feuille de vigne.
L'éclat meurt, outragé, d'un regard qui se ment.
II/
Comment un ciel clément, de son empreinte aisée,
Pourrait-il obscurcir de nues le firmament?
Ne montre-il au front qu'une lumière usée?
L'étoile d'or promet et jamais ne dément.
L'agencement parfait a le sceau de confiance
Qu'innocence reçoit en souvenir d'enfance.
Le berceau d'abandon nourrit l'apaisement.
III/
Pourquoi railler fêtu dans l'oeil blanc du cyclone,
Quand du chêne puissant monte un bannissement?
Lors, en désinvolture à roseau sied le trône.
Maîtresse intransigeante est poutre fondement.
Si fouler un jardin fleurit l'allée céleste,
Un élagage heureux de rouille le déleste.
L'éclair a des élans dont seul Amour s'éprend.
IV/
Un haut-vol d'éperviers a distrait la marmotte.
De son terrier facile est mésuré l'empan;
Quand l'aune inattendue au gris de son ciel flotte,
Son saut existentiel n'en fait pas un roman.
A trop rêver l'espoir d'un jeu de certitude,
La mort se surprend fort à son plein d'habitude.
Diogène au soleil est nu, sans talisman.
V/
La voyageuse bleue aux fanons d'un sourire,
Aspire à son endroit tous mes vers en suspend.
Son cri la mène aux bords quand elle craint le pire
Et son voeu solitaire en vain désert s'étend.
Foule des souvenirs psalmodie son credo,
Sourde aux vents de l'Autan, ultime tremolo.
L'excès de sel amer dénature et distend.
Erehwon (26/08/2011)
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