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Aller Simple

le samedi 27 août 2011, à 08:10. Posté par erehwon



    Aller Simple

    En poussière d'étoile est message muet
    Effaçant les reflets de la voûte sans âge.
    Asséché les débords des anciens lacs d'orage !
    Un roseau siffle l'air du devenir fluet.

    Il s'accompagne au son du tambour incarnat
    Sur fleuves d'horizons ondulant, libre ivraie.
    En prière argentée aux cierges d'oseraie,
    Le temple du Bouddha s'épine d'un cédrat.

    Flotte un instant son voile à l'appel d'un héros,
    Lors, en rideau brumeux s'éternise sa plainte.
    De son soupir en fins filaments de Corinthe,
    Médée en son exil, maudit un mérinos.

    Je marche par des rues battues par la tempête
    Et vois la grue cendrée étirer son envol.
    Entraîné des élans d'insigne tournesol,
    A la pointe du jour s'accroche un air de fête.


    Erehwon

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commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
DIDOU le samedi 27 août 2011, à 10:08
bonjour un vent ondule dans vos verrs si délicats et précieux un aller retour sans détours et sans complaintes mélant végétation et animaux UN PLAISIR DE LECTURE un très beau partage
Amicalement didier

erehwon le samedi 27 août 2011, à 10:59
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http://www.mespoemes.net/erehwon

Merci Didier de votre appréciation.
J'ai exprimé ici mon simple passage sur terre, discret, sur la pointe des pieds pour ne pas trop écraser l'herbe....
Soleil amical,
Robert

Loïc le samedi 27 août 2011, à 17:03
Un aller simple vers la fin est aussi un retour à la poussière (d'étoiles dont viennent nos atomes... la Bible ne le savait pas, comme quoi on peut avoir raison par hasard). Poussés par le fouet du temps, au rythme du sang (le "tambour incarnat", on avance ; en chemin, la passion s'étiole avec les années (et Médée maudit la Toison !) mais après tout, la passion existe encore dans le souvenir qu'on a d'elle. La fin semble indiquer que rien n'est fini tant que tout n'est pas fini (chose qu'il me reste à vérifier dans quelques dizaines d'années)...

L'intention de faire du classique est ici évidente, mais j'ai quelques remarques :

-- V3 : "AsséchéS" (juste pour l'orthgraphe)
-- "rues" et "battues" : les règles classiques n'autorisent les -IES, -EES, -UES qu'à la rime (je le dis, mais je rejette cette règle dans mon propre presque-classique)
-- "grue cendrée" : "grUE" devrait être suivi d'une voyelle, comme tu l'as fait pour d'autres mots plus haut (mais voilà le 2e règle que je rejette, la 3e étant la diérèse)

C'est très bien écrit, et comme dit Didou, un plaisir de lecture.

Amitiés

http://www.mespoemes.net/cellox

erehwon le samedi 27 août 2011, à 17:50
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http://www.mespoemes.net/erehwon

Merci Loïc et bravo pour la juste interprétation et la compréhension des métaphores!
Un merci spécial et reconnaissant pour les règles; il est vrai que si j'écris en alexandrins pour donner un peu de lyrisme, je me dois aussi de respecter le nombre de pieds...
une histoire de logique avec moi-même, somme toute, hi hi hi !

Je vais donc réviser un peu avant de publier à nouveau, et je vais en profiter pour lire....

A bientôt,
Amicalement.

imparfaitlibre le samedi 27 août 2011, à 22:56
--j'aime beaucoup les métaphores de ce poéme qui nous font ressentir la discrétion et la liberté de l'être pour qui l'existence ne s'arrête pas à la porte d'une simple vie.
Un bel effort poétique qui me plait.
Amicalement Erehwon--
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

erehwon le dimanche 28 août 2011, à 08:07
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http://www.mespoemes.net/erehwon
Merci beaucoup de votre appréciation, Imparfaitlibre, et de votre juste et fin ressenti.
En effet, malgré les aléas ("rues
battues par la tempête") la vie
ne se limite pas à un simple fonctionnement et l'inspiration
de la vie elle-même ("l'envol de la grue..) nous fait évoluer librement et heureux sous le soleil.
Belle journée; Amicalement.

domidom le lundi 29 août 2011, à 14:53
Beauté de l'image, métaphores hautes en couleur, comme une légende que l'on traverse en rêve, l'âme plane dans la douceur des rimes, un envol de liberté et d'euphorie car ( la pointe du jour annonce un air de fête) et la vie continue , dans un aussi joli cadre, il ne peut en être autrement...
A bientôt....
Domie...

erehwon le lundi 29 août 2011, à 15:15
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http://www.mespoemes.net/erehwon

Merci beaucoup Domidom; j'aime le mot "légende" qui va si bien avec la vision "d'âge d'or" que mon âme, aidée de la Muse qui image à son gré, me dicte.
Dans un second commentaire que j'ai lu de vous, vous avez mis la main sur la clé de vermeil, sésame
du bonheur de la vie, qui inspire ma poésie: l'abandon.
Non point une renonciation mais une confiance absolue dans la vie,
innocemment , comme un bébé, et
cela ne peut être que source de joie.
Tout cela n'est bien sûr pas qu'une simple vision de l'esprit mais toute une attitude pratique et concrète dans la "vraie" vie.
la vie est Le rêve et l'humain est sa réalisation.
Encore merci et à bientôt.
Soleil!

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