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Amour damné
Tu as tout massacré
Tu as tout ravagé
A moins que ce ne fusse moi
A moins que nul ne susse même pas toi
Que l’ignorance seule soit la source de toute cette souffrance
Que l’intempérance sourde soit cause de cette mésalliance
Que l’eau et le feu
S’immole, s’annihile
Feu notre amour
Qui prend l’eau
Les cendres trempées d’eau sont trop noires
Les méandres trompés labyrinthiques moires
Qui tuent à petit feu
Et brulent même les larmes
Même pas égales les armes
Même pas étalent les marées
Il n’y a que toi que ça fait marrer
Heures si sombres
Terreur sans nombre
Quand la tête se vide dans l’estomac, sac à vomitoire d’âme
Quand la bête s’abime dans les hamacs, bac à assommoir damné
Même pas de sang sur le sol
Même plus de sang sur le bol
Tout est blanc
Plus de rouge
Plus d’orange
Tout est blanc
Désespérance
D’espérance
Perdue
Foutue
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