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Sainte Messe
Comment a- t- on transformé le trésor d’Amour de l’âme de l’Homme
En ce résidu de souffrances, de fautes, de péchés, de contritions ?
Comment a-t-on réduit l’apport d’Amour de Jésus, Dieu fait Homme,
En ce corps saignant, cet agneau immolé, ce sacrifice pour la rédemption ?
Combien de siècles de discussions perverses,
Combien d’Hommes barbares et de moinillons
A-t-il fallu pour en arriver à demander pardon
D’un bout à l’autre de cette triste sainte messe,
Et se battre la coulpe et se déclarer indigne tour à tour,
Et implorer le pardon, et supplier pour tout le secours,
Et attendre de Dieu et le pain quotidien,
Et la délivrance du mal et la grâce du bien ?
Alors même que Dieu a déposé tout cela en chacun, en son cœur.
Car Il l’a créé pour être dans sa splendeur et pour cela le veut acteur.
Et pas que facteur.
Lui aussi créateur
Et pas que suppliant
Lui aussi bienveillant
Et pas que pêcheur
Lui aussi semeur.
Et si on chantait d’abord la louange d’être ?
Et si on redisait d’abord la force du message « aime » ?
Et si on rendait grâce pour la merveille de l’Homme
Pour les inventions prodigieuses des Femmes,
Pour la solidarité, le partage, le bien être,
Mais aussi pour ces faiblesses,
Pour ces failles qui laissent
Un espace ouvert à l’Autre,
Qui ouvrent aux Dieux des autres.
Et si on reconnaissait ce combat intérieur ?
Et si on demander à faire grandir cette bonté ?
Et si on rendait à César ses oripeaux : argent, honneur,…
En reconnaissant que ce n’est pas toute notre humanité ?
Et si on acceptait juste le temps d’une Sainte messe de faire Silence
Pour l’entendre Lui, et pas tout ce brouhaha masquant mal l’Absence
De goûter son message, sans mélange, juste dans la Paix donnée
Et reconnaitre là le chemin que chacun à prendre est amené ?
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