|
Cet étrange parfum légèrement boisé
Je l'ai saisi soudain, dans cette rue déserte
À peine suspendu et me rappelant certes
Un souvenir perdu aux senteurs surannées
Un souvenir lointain, perdurant, ineffable
Délicat, anodin, et pourtant imprégné
De toute la tendresse autrefois éprouvée
Parfum de ma jeunesse, avenant, immuable
Suspendu dans le temps, le bonheur exhalé
Au sublime moment du passé évoqué
Aussitôt ressenti ...et déjà qui se fane...
Disparu, évanoui, à peine murmuré
Me laissant vaguement la vision épiphane
De ton sourire aimant que j'avais oublié
|