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Mourir à Hier pour Libérer Demain.

le mercredi 31 août 2011, à 09:00. Posté par erehwon



    Courage cœur lassé ! Chemine vers l’éveil,
    Assuré d'y trouver réconfort et vacance,
    Loin des vains aléas d'un déclin du soleil.
    Ne pense plus au temps gaspillé à l'errance,

    Repose ton ennui dans des mots attentifs
    Et chasse ces tracas pour des tourments fautifs.

    A ton état d'humain accorde un peu d'aisance.


    Laisse moi te conter comment, hors du commun,
    La vie a des aspects que vue, eh ! Dénature.
    Ce que piété apprend, parfois est importun,
    Lors qu'un mordant désir prend air de courbature.

    Les chemins, à l'envi, donnent tout à penser,
    Quand on les suit à l'œil que fin peut offenser.

    Sans vouloir ni savoir, se trouve la mesure.


    Deux moines d'un couvent, où le jardin nourrit
    Des hommes de vertu par la plèbe humiliée,
    S'en revenaient heureux, c'est bonheur qui sourit,
    Partageant le soleil à langue déliée.

    Rien ne semblait pouvoir troubler ou bien gêner
    Un tel duo serein en route pour dîner.

    L'idée d'un lendemain reposait, oubliée.


    L'esprit libre et le pas les menant sûrement,
    Ils vinrent à croiser, trait bleuté sous la nue,
    Un cours d'eau dont le gué souffrait d'affaissement.
    Le vent souffla sanglots et plainte soutenue.

    Au bord, tournant le dos, pleurait en gémissant
    Une femme éplorée en chagrin saisissant.

    A franchir l'eau sans gué elle n'était parvenue.


    Des deux hommes de Dieu, l'un était jeune et fort
    Et s'offrit dans l'instant pour aider la pauvrette.
    La hissant sans effort, il l'amena au port.
    Elle reprit son cours, remerciant pour dette.

    Le soleil pâlissant, le jour devenait soir,
    La paire de bénis se hâta vers l'espoir

    De la soupe de pois et d'une chaude assiette.


    Le temps passa un peu, l'aîné filait bon train
    Pendant que son cadet traînait un peu savate,
    Le geste contenu dans un regard d'airain.
    Le vieux, se retournant, vit un front écarlate.

    S' inquiétant à bon cœur, il s'enquit, diligent,
    De l'état de l'ami, croyant son cas urgent.

    Il l'était en effet, comme aveu qui se hâte.


    Son vœu de moinillon lui semble en noir péril
    Au souvenir pesant d'un sens qui déshonore.
    Evoquant rougissant un ressenti très vil,
    En doute pour sa foi, il se La remémore.

    Ce faix au féminin le fait vivre et mourir.
    Et l'autre, pieux moqueur, lui souffle en un soupir:

    "Elle n'est plus là, vois-tu? Et tu la portes encore!!"

    Erehwon

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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
erehwon le mercredi 31 août 2011, à 18:29
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http://www.mespoemes.net/erehwon

"Se désentraver des chaînes du passé, pour agir librement dans le présent et afin que le futur qui en résultera ait une existence à goût de liberté."
Erehwon

domidom le mercredi 31 août 2011, à 19:03
On avance à petit pas, dans la crainte et l'inconnu, chaque quatrain ouvre un nouvel horizon, l'enfermement se libère peut à peut pour retrouver le chemin de la béatitude et la liberté, ces hommes forts qui viennent offrir leur aide à cette pauvrette, qui pour un peu se noierait dans une goutte d'eau, une image de la vie, qui souvent nous empêche d'avancer, pour un rien, on piétine, ces deux hommes qui porte secours à cette pauvrette, nous prouve qu'il existe encore des gens toujours prêt à vous tendre la main, j'adore cet élan du coeur spontané et généreux...
Je trouve que ce geste est un très bel exemple de réconfort, un geste d'amitié...
J'ai apprécié cette lecture, même si le déroulement est un peu tortueux et difficile à approfondir...
Au plaisir de te lire...
Amicalement...Domie...

erehwon le jeudi 01 septembre 2011, à 08:18
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http://www.mespoemes.net/erehwon

Bonjour Domie, merci de ton appréciation. J'ai fait au dessus de ton commentaire, une petite explication du sens de mon poème:
Les souvenirs risquent de rendre l'avenir incertain....
Ce moine, ayant porté cette femme,
se met à douter de ses voeux...et son compère lui fait une petite morale amusante et sage...

Belle journée soleil!
Amitiés.

erehwon le jeudi 01 septembre 2011, à 08:20
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http://www.mespoemes.net/erehwon

Le liant de la recette tient dans le titre...

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