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Chaque matin porte sur sa tête
la candeur de son aube édifiée
par quelques ailés, becs tendus
vers la naissance du joyaux
sifflant le réveil de la moitié du monde.
Tous ces vibratos s’élancent et se mêlent
se fondent comme paillettes de vermeil
dans le ciel reposé,
et le vie encore ensommeillée
s’étend, regarde puis respire
ce chant qui se répand :
Laissons nos pesantes heures,
laissons passer les pensées
telles des passantes sans escortes
pour sortir des plis du rêve
nous drapant encore de ses allusions.
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