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CHIMERE DE LA MER
Sur une mer placide, de vagues aux reflets argentées,
Dans une barque bleue, je rame sans m’arrêter
Soudain ! j’aperçois une île dans toute sa beauté
Un endroit paisible où pouvoir paisiblement rêver.
J’abandonne ma barque au milieu de la méditerranée
Je nage ! et je nage ! joignant cet archipel enchanté
Arrivé à destination, j’ai eu mon cœur très serré
De voir sur cette île, pleins d’autres naufragés.
Courtoisement je me suis approchée pour me présenter
Mais mon langage enjolivé personne ne le comprenait,
Je ne parlai pas autre langue, mais sur sa beauté je poétisais,
Ces naufrages animalisés et étranges leurs barbes jusqu’aux pieds
Que pendant des années n’avaient pas entendu aucun parler !
Par la voix d’un être humain, ni en Espagnol ni en Français
Uniquement la clameur des vagues furieuses et endiablées
Les gazouillis d’oiseaux qui survolaient insoucieux dans les airs
Et les éclats de rires des sirènes dans les profondeurs de la mer.
J’ai éclatée en sanglots en me sentant si seule et dépaysée
Au milieu des personnes bizarres et forcement insensées
Ayant perdu leurs langages à force de ne plus dialoguer.
Moi que j’avais imaginé que j’allais pouvoir rêver !
J’ai quitté cette belle île retournant à la nage là où je venais
Tout à coup je me trouve dans mon lit sous ma couette rayée.
Moralité ! Pourquoi vouloir rêver sur une île enchantée ?
Si je pouvais le faire calmement dans ma chambre, c’est vrai !
Là où tout le monde me comprend même avec mon accent olé ! olé !
Paquita
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