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Une mouette et un corbeau perchés sur ce
grand lanpadaire planté en mer,
le soleil se couchait et nos deux
tourtereaux comptanplaient le tableau,
Lui très noir ,Elle si blanche, Lui des
branches, Elle de la mer,
Ils mélangeaient leurs cris fugaces.
Ils n'avaient rien à faire ensemble? Ni lui Ni
elle ne se ressemble pour vivre cet amour
impossible, il a fallu que l'un s'exile, la
mouette vers la pleine mer et le corbeau
rejoinait la campagne
Mais le soir venu ils se retrouvèrent sur le
haut de ce lampadaire
Ils restaient là toute la nuit s'en se
comprendre vraiment leurs corps s'unient
Il partageaient leurs sentiments
Je les perçois, ombres dans le soir, je viens
m'assoir sous leurs regards à la lumière du
lampadaire, je les observe, ils sont si beaux
Et tot le matin ils gonflent leurs ailes, ils
frottent leurs becs et regagnent leur ciel.
Je reviendrai ce soir ici tout seul les
comptempler
Souviens toi de nos premières amourettes
la couleur de ta peau différente de la miène
nous nous retrouvions chaque soir
au crépuscule de la nuit assis sur ce gros cailloux
serré un contre l'autre ne sachant quoi nous dire
parfois même sans rien nous dire
mais Dieu que nous étions bien sous cette lune naissante
nous usions d'un langage pudique à chavirer nos coeurs d'adoléscents inéxpérimentés
le moment venu de rentrer dans nos familles respective toujours en retard
nous nous déposions un petit baiser très pudique encore furtif
avec une impression de peur au ventre, en nous promettant de nous retrouver demain soir même heure sous ce vieux lampadaire mal éclaire.
Comme les oiseaux de ce texte tu étais la mouette et moi le corbeau sous des couleurs inversées.
Serge
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