paroles enfuites

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

le laisse aller ma plume (couronne de sonnet)

le samedi 17 septembre 2011, à 13:52. Posté par jc-blondel


    Couronne de sonnet n°3


    JE LAISSE ALLER MA PLUME

    1 : dans le monde des mots
    2 : pour enivrer les cœurs
    3 : tous ces bonheurs perdus
    4 : sur le fer de l’enclume
    5 : je pousse le rideau
    6 : les plaisirs assidus
    7 : des malentendus
    8 : un amour qui s’allume
    9 :l’aubade d’un printemps
    10 : son formidable fruit
    11 : de divines caresses
    12 : Mon timide refrain
    13 : de joyeuses princesses
    14 : pour donner du soleil
    15 : je laisse aller ma plume













    DANS LE MONDE DES MOTS

    Dans le monde des mots je laisse aller ma plume
    Pour raconter le feu qui parfois me consume
    Sur le parcours feutré des rimes d’un sonnet.

    Quand l’encre de velours s’étale sur la page.

    Je dépose mes vers dans l’onde du regret
    En voyant revenir la peur et l’amertume
    Quand mon regard le soir sur la plage s’embrume
    Emportant par le vent le souffle du secret

    Quand l’encre de velours s’épanche sur la page.

    Sur le papier noirci, le vieux crayon voyage
    Ecrivant des refrains souvent inattendus
    Au gré d’une chanson que l’on offre en partage
    Qui viendra nous griser par sa course sauvage
    Pour enivrer les cœurs des rêves défendus.


    POUR ENIVRER LES CŒURS

    Pour enivrer les cœurs de rêves défendus
    Je pourrais chahuter tous vos appas de femme
    Lorsque minuit revient pour chavirer votre âme
    Dans l’enfer rougissant des songes ambigus.

    Je laisse à mon esprit ce combat dérisoire
    Qui ne dit pas son nom tant il est illusoire
    En trouvant du plaisir sous le satin des draps.

    Je profite gourmand de ces instants magiques
    Que m’offrent les amours dans ce monde ici bas
    Pour gouter la douceur de rondeurs magnifiques.

    Je place sans soucis loin des malentendus
    Parmi les courants d’air d’un vent frais qui réclame
    Son comptant de désir. Pour évincer le drame
    J’écarte du chemin tous ces bonheurs perdus.

    TOUS CES BONHEURS PERDUS

    J’écarte du chemin tous ces bonheurs perdus
    Laissant aux souvenirs un coin dans ma mémoire
    Pour écrire à nouveau loin des sous entendus.

    Je bâtis doucement une nouvelle histoire
    En mettant des couplets au bout de mon refrain
    Pour chanter mon amour dans le petit matin.

    Comme un prince d’hier sans répit je m’assume
    Délaissant les malheurs aux placards de l’ennui
    Je fais pour ma princesse un tout petit abri
    Où l’odeur du désir sans regret nous parfume.

    Lorsque le vent d’été viendra chasser la brume
    Pour éclairer le temps des lueurs d’infini
    Je forgerai des mots sur un vieil établi
    En ciselant mes vers sur le fer de l’enclume.


    SUR LE FER DE L’ENCLUME

    En ciselant mes vers sur le fer de l’enclume
    Je donne à mes rondeaux de sublimes refrains
    En laissant mes crayons à ses tendres desseins
    Pour suivre le chemin qu’écrit mon porte plume.

    La chanson s’en ira remonter le volume
    Sur les notes d’un soir venant des clavecins
    De ce Mozart d’un jour sous quelques baldaquins
    Où le chanteur parfois dans le noir s’accoutume.

    Je surfe sur des mots filant en continu
    Sur le papier jauni d’un songe reconnu
    Qu’emportera la mer sur son reflet d’écume.

    La rime existera sur des vers inédits
    Pour aller conquérir ces rêves interdits
    Je pousse le rideau de ces lambeaux de brume.

    JE POUSSE LE RIDEAU

    Je pousse le rideau de ces lambeaux de brume
    Pour colorer de bleu ce rêve d’avenir
    Estompant pour longtemps le gris de l’amertume.

    Je dessine le temps du songe en devenir
    En mettant quelques mots sous un trait de rature
    Je laisse pour demain mon besoin d’aventure.

    Comme un bateau je vogue au gré de l’océan
    Dans ce grand livre ouvert que donne l’existence
    En allumant le noir rempli par le silence
    Par les quelques clartés du fond du firmament

    Je poursuis mon parcours sur des sentiers battus
    Pour accrocher l’amour au bout de vos dentelles
    Du rempart de vos corps mes tendres demoiselles
    Pour assouvir l’été les plaisirs assidus.


    LES PLAISIRS ASSIDUS

    Pour assouvir l’été les plaisirs assidus
    Je cherche le chemin de la blanche dentelle
    Pour venir découvrir chez ma douce infidèle
    Tout au fond de son lit ses charmes éperdus.

    Au grand bal de l’amour nous sommes descendus
    Quand le désir coquin par nos pores ruisselle
    Il brille par instant la petite étincelle
    Qui remet dans nos cœurs des rêves ingénus.

    Dans l’ombre de la nuit, un élan de tendresse
    Laissera mes dix doigts oser une caresse
    Dans la douceur des draps sur nos corps étendus.

    Dans le petit matin quand le brouillard s’efface
    Assis dans le boudoir tout seul devant ma glace
    Je remonte le temps de nos malentendus.

    DES MALENTENDUS


    Je remonte le temps de nos malentendus
    Pour éteindre les feux d’un mauve crépuscule
    Où l’horizon s’en va comme un vieux funambule
    Danser sur un nuage et ses longs fils tendus.

    Vagabond d’un plaisir qui part en promenade
    Sur des chemins déserts plongés dans la panade
    En gardant mes espoirs pour mes prochains matins.

    En notant quelques mots de ma belle écriture
    Je laisse au jour nouveau le gout à l’aventure
    Pour changer les couleurs de ce monde incertain.

    Oubliant sans regret ces parfums d’amertume
    Je poursuis le désir jusqu’au bout de la nuit
    Où j’espère trouver ce regard qui séduit
    Pour réveiller l’émoi d’un amour qui s’allume.


    UN AMOUR QUI S’ALLUME

    Pour réveiller l’émoi d’un amour qui s’allume
    Je laisse le désir guider mon porte plume
    Sur les chemins lignés de la page bonheur

    Donnant à la tendresse, un billet un voyage.

    Paragraphes feutrés d’un monde de douceur
    Qui s’écrivent le soir en prenant du volume
    Pour offrir sans regret dans les diners du cœur
    Le nectar d’un plaisir sucré sans amertume.

    La tendresse est souvent le début d’un voyage.

    En allant rechercher au fond de son corsage
    La saveur d’un amour qui s’égoutte sans bruit
    Mes doigts pourront toujours accoster sur sa plage
    Où va se fredonner sous le vert de l’ombrage
    L’aubade d’un printemps qui file dans la nuit.


    L’AUBADE D’UN PRINTEMPS

    L’aubade d’un printemps qui file dans la nuit
    La musique du vent la fredonne en sourdine
    Et son refrain joyeux est comme une routine
    Qui viendra bousculer les remparts de l’ennui.

    Lorsque le noir revient c’est le jour qui s’enfuit
    Laissant sur l’horizon une couleur sanguine
    Pour donner aux amants une humeur libertine
    Quand sonnent au clocher douze coups de minuit.

    Le mélange des peaux dans une sérénade
    Offrira pour l’amour une folle ballade
    Sur l’air d’une chanson qui toujours nous séduit.

    Sur des chemins frileux, l’onde de la caresse
    Me permet de gouter ce regain de tendresse
    En cueillant sur un corps son formidable fruit.


    SON FORMIDABLE FRUIT

    En cueillant sur un corps son formidable fruit
    Le festin de l’amour s’invitait à ma table
    Allumant ses lueurs pour briller dans la nuit.

    Cet instant magnifique a tout du formidable
    Quand mes doigts égarés vont sillonner la peau
    De la belle endormie auprès de son trousseau.

    En laissant de côté mes pleurs et mes détresses
    Je poursuis mon chemin mes rêves d’amoureux
    En goutant sans façon les appas merveilleux
    De la brune qui vient réveiller mes promesses.

    Je nage à m’y noyer dans de folles paresses
    Sur le flot d’un regard et c’est miraculeux
    De rêver dans les bras d’une fille aux beaux yeux
    Pour gaver mon désir de divines caresses.

    DE DIVINES CARESSES

    Pour gaver mon désir de divines caresses
    Les baisers échangés par nos douces promesses
    Viendront nous abreuver du nectar du bonheur

    Nous promettant ainsi chaque soir un voyage.

    En savourant enfin ces instants de douceur
    Qui mettront des couleurs à toutes nos promesses
    Je laisse aller la nuit dans toute sa lenteur
    Pour dépenser ici mon trop plein de tendresse

    En offrant quelque part un étrange voyage.

    Je poursuis mon chemin et ma course sauvage
    Qui m’emmène toujours vers un autre matin
    Lorsque le vent d’hiver nous invite au naufrage
    Pour calmer mes effrois sous le feu de l’orage
    Je chante sans façon mon timide refrain.

    MON TIMIDE REFRAIN

    Je chante sans façon mon timide refrain
    Laissant se promener mes mots sur la lagune
    J’envoyais ma chanson par le vent sur la dune
    Lorsque le noir guettait le retour du matin.

    Quelques notes la nuit repartent en voyage
    Elles feront danser les dames sur la plage
    Pour retrouver parfois des rêves égarés.

    Dans l’ombre chaque soir, par une mandoline
    Résonne la rengaine elle chante en sourdine
    Le chant d’un troubadour, songe des temps passés.

    En revenant chez nous parfois sans allégresse
    Elle ouvre à nos désirs les portes du frisson
    Le souffle des plaisirs qu’on prend à l’unisson
    Dans les bras langoureux de joyeuses princesses.


    DE JOYEUSES PRINCESSES

    Dans les bras langoureux de joyeuses princesses
    Dégustant ce festin sous le drap de nos lits
    En surfant quelque part sur d’autres interdits
    Dans les ébats feutrés de nos folles caresses.

    Fini les soirs maudits de toutes nos détresses
    Où les plaisirs n’ont plus le gout des inédits
    Mais ils nous reviendront en de tendres délits
    Car l’amour a tenu ses sublimes promesses.

    Sous le ciel éclairé des étoiles la nuit
    Le parfum du bonheur s’exhale sans un bruit
    Pour bâtir l’écheveau d’un rêve qui s’installe.

    Je poursuis le chemin que trace le destin
    Lorsque l’amour revient de sa tendre cavale
    Pour donner du soleil à mon prochain matin.


    POUR DONNER DU SOLEIL

    Pour donner du soleil à mon prochain matin
    J’inviterai l’été pour calmer les orages
    En colorant de bleu tous le gris des orages
    Pour offrir aux saisons ce superbe festin.

    Lorsque la nuit revient danser au crépuscule
    En noircissant parfois la frêle majuscule
    Dans les vers d’un rondeau perdu dans ses regrets.

    Sur mon bureau de bois mon crayon s’illumine
    Libérant les couplets d’une ronde coquine
    Où des phrases seront parade de secrets.

    Je range aux souvenirs les temps de l’amertume
    Dans l’armoire aux secrets au fond de l’univers
    En trouvant dans l’éden des paradis ouverts
    Dans le monde des mots je laisse aller ma plume.


    JE LAISSE ALLER MA PLUME

    Dans le monde des mots je laisse aller ma plume
    Pour enivrer les cœurs de rêves défendus
    J’écarte du chemin tous ces bonheurs perdus
    En ciselant mes vers sur le fer de l’enclume.

    Je pousse le rideau de ces lambeaux de brume
    Pour assouvir l’été les plaisirs assidus
    Je remonte le temps de nos malentendus
    Pour réveiller l’émoi d’un amour qui s’allume.

    L’aubade d’un printemps qui file dans la nuit
    En cueillant sur un corps son formidable fruit
    Pour gaver mon désir de divines caresses.

    Je chante sans façon mon timide refrain
    Dans les bras langoureux de joyeuses princesses
    Pour donner du soleil à mon prochain matin.

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
mamine le samedi 17 septembre 2011, à 15:03
laisser aller sa plume pour exprimer notre amertume , nos joies et nos peines , parler de vie et de mort , sentir les saison et le temps qui parfois dort
votre plume est telle que le miel qui coule doucement d'une cuillére
j'ai aimé vous lire
Rosa
http://www.mespoemes.net/mamine

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet