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L’été vient de mourir, les fleurs sont fanées
A l’ombre de bois, où je me noie
Songeant à l’éclatante saison
Qui abreuve mon cœur à chaque horizon
De soleil et de ses brumes d’argent
Sous les rameaux de la rosée
En passant, elle effeuille mon âme
J’entends murmurer au vent quelque chevelure d’or
Qui s’envole et dit adieu à chaque jour, à chaque heure
Et donnent à l’automne le feu du départ
Le vent amène l’écume des étoiles
Les lampions brûlent dans les lucioles de la nuit
Et la vie en déclin au goût de l’hiver
Des feuilles d'or tombent en tourbillon
Dans leurs jupons de flamme
Les fleurs déclinent leurs joues opalines
Leurs pleurs sillonnent comme un murmure de vent
L’air a cette douceur humide et troublante
Qui s’invite partout comme mon émoi
Et les manteaux dentelés aux robes du ciel
Valsent avec grâce
Comme les cygnes dans un ballet
D’automne aux matins givrés
Des perles de diamants scintillent au firmament
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