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Comme vous étiez jolie dans vos robes à volants,
On vous suivait des yeux avec une telle envie,
Que beaucoup d’entre nous auraient laissé leur vie,
Pour tenir dans nos bras vos corps ensorcelants.
Vous dîtes être plus à l’aise dans vos tenues modernes,
Et l’on vous aime encore en vous suivant des yeux,
Lorsque dans vos « blues-jeans », le sourire radieux,
Vous passez devant nous, devenus des badernes.
On est admiratif devant votre beauté,
Ôtées de ces entraves que vous avez conquises
Avec ces « garçonnes » que nous avions omises,
Vous vous êtes embellies avec félicité.
Et de mon vieux regard je les trouve si belles,
Toutes ces jeunes filles que je croise en chemin
Dans leur mode « unisexe », à l’allure de gamin,
Je me sens rajeunir, et mon cœur s’interpelle.
Mais j’ai la nostalgie de la féminité,
Telle qu’elle se concevait dans ma prime jeunesse,
Tout en vous attirait, réclamant des caresses,
Que l’on vous dispensait en grande intimité.
Elles ne reviendront plus, et comme c’est dommage,
Les délicieuses heures des robes froufroutantes,
Que vous mettiez au bal, lorsque virevoltantes
Vos jupons s’envolaient dans une dernière image.
Marcel Bourdonnec, février 2010.
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