|
Voici plus de deux ans déjà que l’on s’ignore,
Toi, ma petite fille, devenue une maman,
Tu as choisi ta vie comme un photo-roman,
Avec tes sept enfants, et tes « confiteor »
Tu dois venir demain, voudrais-tu que je tremble ?,
Pour parler du passé avec ton cher mari,
J’eus aimé autre chose, et tu m’en vois marri,
Il serait préférable que l’on discute ensemble.
Peut-être est-ce faiblesse que d’être accompagnée,
Moi, je te ferai face, je n’ai rien à cacher,
Comme toujours, solitaire, et sans jamais flancher,
J’attendrai tes reproches, sans en être indigné.
Tu oublies simplement que tout acte, ou tout texte,
Ne peut être jugé lorsque passe le temps,
Et qu’il faut chaque fois avec les contretemps,
Accepter de remettre les choses dans leur contexte.
C’est un très dur travail qui demande l’effort,
D’analyser les faits dans toute leur profondeur,
De ne pas condamner un acte tel un plaideur,
Ni d’enfermer son cœur au fond d’un coffre-fort
Si tu as des griefs, il fallait me les dire,
Et ne pas convoquer ta sœur ni ton frère,
Ca ne fait pas sérieux ces réunions austères,
Et il n’en sort rien, sinon que du médire.
Tu étais ma petite reine, et tu le sais très bien,
Pourquoi as-tu choisi toutes ces voies détournées,
Et laissé ton vieux père, toujours affectionné,
Dont le cœur t’a aimé, oh !, tu ne sais combien.
A Babeth, le 14 janvier 2010, à la veille de sa visite.
|