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Diantre! Elle n’a point des repères
(Histoire imaginée)
Diantre! Elle n’a point des repères,
Elle disait toujours à qui l’entend,
J’aime mon mari, je suis sincère,
Je respecte notre sacré serment
Sans gêner la nuit de m’apporter
L’ardeur des jeunes qui me fait oublier
La vieillesse, elle m’ouvre une percée
Sur l’éternité pour paralyser le sablier.
Entre les bras forts, je me sens renaître
Heureuse avec un esprit dans un autre
Corps, qui absorbe mes lassitudes
Et dissipe tendrement toutes mes rides
Par les flots des caresses effaçant
De ma triste mémoire ce mari flageolant
Dissipant mes désirs dans son mal profond,
En mettant dans les mots son pardon.
Dad Allaoua
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