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De l’arrogance! Les pauvres, ils sont fous
De l’arrogance! Les pauvres, ils sont furibonds,
Mains levées au ciel, yeux fixés sur mes écrits,
Ils forment le générateur puissant de tourbillons.
La haine profonde propage les ondes de leur cri
Pour échauffer les tambours, animer les spectacles
Et faire trembler l’eau dans les étangs noirâtres.
L’orgueil et la jalousie les transforment en diables
Qui emprisonnent leurs tristes âmes dans un âtre,
Ainsi leurs esprits perdront la source de lumière,
Ils seront tels des animaux, guettant le moindre
Bruit des lassos. Patientez ! Dans vos demeures
J’y serai, épuisés ! En moi vous trouverez le secours,
Qui purifiera vos cœurs de cette maladie abjecte
Vous empêchant de vivre, d’écrire et d’aimer.
Je vous sortirai de la petitesse qui vous incite
À regarder ce que vous détestez et à mésestimer
La vie entière. En vous ! Je trouverai l’énergie
Suffisante pour violer vos espaces et demeurer
Toujours en maître philosophe dans vos esprits.
La méconnaissance vous pousse souvent à enterrer
Votre belle culture. Sachez ! Rien ne pourra altérer
Ce qui existe en moi, il est incombustible, perpétuel
Et invisible à vos âmes occupées souvent à conspirer
L’assassinat d’un sentiment majestueux et universel.
Dad Allaoua
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