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quand ma deveine aura fini de se jouer...
et que je serai videe de ma substance
je ne pourrai plus avancer
meme pour la pire ambivalence...
j'irai me purifier des souillures du passe,
de la sueur de la derniere chance
pour tout le sang ecoulé,
et l'odieuse violence.
parler d'un miracle est indécent,
on aurait pensé au passé que j'etais une enfant
les journaux auraient conclus
et couverts le silence de mon existence.
la justice n'aurait pas condamme
le crime qu'elle a reconnu a moitie
quelques annees d'exil a l'ombre
terribles convenances, tolerantes impuissances...
aujourd'hui la page est tournee,
plus personne pour evoquer le passé....
le crime que je porte, je le denonce,
pas par haine mais par demence
de n'avoir pardonné la terreur,
ironique fraguance de la mort reniée.
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