|
Quelque part près de la frontière,
Il est tombé d'épuisement,
Il est mort sans qu'une prière
Ne vienne apaiser ses tourments.
Ce n'est pas de l'indifférence,
Mais il en tombe tant et tant,
La lourde chape de silence
Ecrase l'ame des migrants.
Ils ont fuit les hommes de guerre
Les combats de Mogadiscio
Ils ont fuit des Dieux en colère
Et la liberté en lambeaux
Et le soleil qui n'en a cure
Darde ses feux incandescents,
Il va dévorant les cultures
Les soldats pillent le restant.
Des enfants qu'on a mis en armes
Tueront peut-être leurs parents.
Des enfants qui n'ont plus de larmes
Leur coeur asséchés par le sang.
Des religieux liberticides
Décapitent le non croyant.
Il est des femmes qu'on lapide
Pour avoir aimer librement.
Sur les rives de l'Onusie
Se fracassent les rescapés,
On proteste puis on oublie
On a tant et tant pour pleurer.
SC
|