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A Silvia
J'ai regardé passer les oiseaux envoutés
Le ciel en était noir, l'espace amenuisé
J'ai voulu oublier cette vision de mort,
Ou l'être solitaire abandonne son corps.
Mais ils étaient en moi,leurs serres agrippées
A mes os décharnés.Mon âme assassinée.
Ils m'ont mangé les yeux, ils m'ont crevé le cœur
Il ne restait de moi qu'une étrange douleur.
Et des lambeaux de peau, là où tes doigts légers,
Du temps de nos amours, en venant s'y poser,
Comme des souffles chauds par des vents irréels
En les brûlant d'amour, les firent immortels.
Et cette ville énorme où le béton fondait,
Digérait lentement ma vie qui s'enlisait
Droguant mon existence à des rêves sans gloire
Éclaboussant le ciel de larmes dérisoires.
Et puis ce matin.....là ! J'ai revu les oiseaux
Il n'en manquait pas un, je n'avais plus de mots
Et leur ombre soudain est devenu ton ombre
Et ton regard enfin, surgi de la pénombre.
M'a reconstruit.
SC
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