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Le simulacre de Copenhague

le dimanche 16 octobre 2011, à 11:28. Posté par totolarpette



    Ils se sont réunis nos puissants chefs d’état,
    Et tous ont estimé qu’il y avait urgence
    A se mettre d’accord, en bonne intelligence,
    Afin que l’un et l’autre demain l’on subsistât.

    Deux ans furent employés à la préparation
    De cette conférence dans la pays danois,
    Et l’on vit arriver, africains et chinois,
    Arabes, américains, pour cette consultation.

    L’objectif à atteindre, oui, car c’est nécessaire,
    Enfin, mettre un terme aux gaz à effet de serre,
    Car depuis bien longtemps le péril se resserre.
    Mais bon nombre d’entre eux étaient des adversaires.

    Chacun était venu dans son superbe avion,
    Que leur avaient payé les bons contribuables,
    Bien que ces appareils soient les premiers coupables
    Des dommages causés avec leur pollution.

    Ah !, mais de s’en priver les rendait ridicules
    Aux yeux de leurs voisins, car il leur faut « paraître »,
    Être le plus puissant, surtout rester le maître
    Des décisions à prendre devant le groupuscule.

    Et l’on a assisté à une belle parade
    De petits chefaillons, qui montraient la détresse
    Des peuples affamés, chassés par la sécheresse
    De ce nouveau climat qui toujours se dégrade.

    Chaque jour dans le monde des gens meurent par millions,
    Poussés par la famine, la déforestation,
    L’avancement des déserts, et l’accélération
    De la fonte des glaces, sans aucune rébellion.

    Ceux que l’on dit « puissants » se frottent bien les mains,
    Car tout en continuant de faire leur magouille,
    D’entasser les dollars, de s’en mettre plein les fouilles,
    Savent que la révolte ne sera pas demain.

    Oh !, mais qu’ils se méfient, la nature est cruelle
    Et n’épargne personne, et il se pourrait bien
    Que demain, à leur tour, ils se disent combien
    De mes concitoyens subiront les séquelles

    D’une température tellement rehaussée,
    Qui fera qu’en plein jour les gens suffoqueront,
    Abattus de chaleur, alors ils périront,
    Et tous leurs beaux calculs se seront bien faussés.

    Marcel, le 20 décembre 2009

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
quercylibre le mardi 05 juillet 2016, à 09:49
on viens je crois d'inventer l'avion à pédale
et on met aux commandes un certain dédale.
j'ai oublié avant le crach d'écrire combien j'admire tous tes poèmes..

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