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J’ai repris ta photo, celle de « Fontès lui-même »
Comme tu étais jolie avec tes dix-sept ans,
On y voit à ton cou, accroché et pendant,
Le médaillon d’amour qui était notre emblème.
Ciselés sur ton cœur, on voit les amoureux,
Tu avais sur tes lèvres un merveilleux sourire,
Et ton regard rieur semblait vouloir me dire :
« Admire moi, ta belle, et surtout sois heureux. »
Sous ton petit chandail, bien dressés à dessein,
Et dans un « cœur croisé » de Playtex » », je crois,
S’affichaient arrogants, mais à ma grande joie,
Deux rondeurs qu’érigeait la pointe de tes seins.
Ta taille, bien enserrée dans une ceinture métal,
Rendait ta silhouette magnifique et lascive,
Et de te regarder rendait ma tête pensive,
Me redonnant l’envie de t’emmener au bal.
Dans ta belle jupe ample, s’étalaient cinq jupons,
Que j’aimais soulever afin de les compter,
Et d’approcher tes cuisses que je venais tâter,
Mais repoussant ma main, tu me disais : « fripon ».
C’était la belle époque où l’on se contentait
De chaudes embrassades, et d’un léger toucher,
Mais même pour cela nous devions nous cacher,
Car la peur d’être vus toujours nous retenait.
Mon dieu !, que je t’aimais, j’aurais donné ma vie
Pour rester près de toi le reste de ma vie.
Mais il a bien fallu qu’il en soit autrement,
Et mon cœur est en peine de ses ressentiments.
A Claudie, le 15 octobre 2009.
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