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Marie
Marie j'ai tant aimé ton visage angélique
Il m'a accompagné sur mon chemin de croix
Quand je portais sur lui des rêves érotiques
Qui m'ouvraient des missels bien plus beaux que la foi.
Marie combien de fois tu t'es mise à genoux
Sans penser que cela devienne une offense
Je me suis tout permis rien qu'avec des mots doux
Car je savais lesquels avaient ta préférence.
Marie j'ai ressenti tel un feu qui vous glace
L'ardente rédemption qui vous tombe des nues
Cette virginité déflorée par l'audace
Qui posait sur ton corps mon regard dévêtu
Marie si je t'écris quelque chose me dicte
Ces mots mis en bouquets, ces fleurs de ma passion
Tout ce qui est en toi brusquement sollicite
Dans mon imaginaire des tas de tentations.
Marie j'ai enfanté tes larmes de douleur
Lorsque tu fus enceinte de péchés si fragiles
Les plus purs sentiments n'en sont pas moins trompeurs
Quand nous sculptons nos vies avec nos mains d'argile.
Marie dans ton couvent aux orgasmes virtuels
Tu me dis que c'est Dieu qui est ton seul secours
Moi je n'éprouve pas de remords spirituels....
Les plaisirs solitaires sont aussi de l'amour.
Claude
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