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Le vieux cheval
Terre de mon pays où je suis solitaire
Ma peau ne m’offre plus le clair panorama
Magnifiant mon être ainsi que son climat ;
Terrible est le malheur et je dois vous le taire
Terrassé par les ans, voici le cimeterre
Macabre de l’envol épris d’anonymat
Macérant, sans regrets, dans l’ombre du coma
Terrifiant l’esprit qui, dès ce jour, s’enterre
Superbe, je l’étais mais ai-je vraiment su
Sublimer le printemps, au premier jour, reçu,
Lame de mes baisers qu’en sommeil je réclame ?
La seconde est la nuit que sait le cancrelat ;
L’âme, au dernier instant, veut qu’un ami proclame
La fin d’un vieux cheval qui part vers l’au-delà
Orbel
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