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Quand tout palpite et dort dans le calme nocturne,
Quand cesse le tapage au fond de nos Paris,
Quand aux jeux de l'amour chacun a pris son ris,
Quand, les derniers clochards ayant gagné leur turne,
Leurs ombres, tout a coup, ont fondu, taciturnes,
Quand je suis seul enfin, Erato, tu souris.
Et nous veillons tous deux sur la paix des souris.
Comme elles silencieux, j'ai chaussé mes cothurnes.
Fidèle chaque soir, je te bénis ô Muse !
Qui, jusqu'aux feux du jour, m'évite tout ennui
Et qui ne permets pas que vainement... je m'use.
Car le rêve est mon lot, pâle veilleur de nuit.
Mais au matin j'irai décrocher mon trophée:
Te tromper-ô l'ingrat !- dans les bras de Morphée.
" petits écrits de NUIT" : paroles d'un soignant.
Livre de réflexions et poèmes en 4 livrets
-un par saison: ici "Les Nuits d'Hiver"
Remarques à l'intention des puristes:
volontairement j'utilise le langage parlé.
Ainsi silencieux et non silenci-eux.
De même je n'hésite pas à faire rimer singulier et pluriel
si la précision et l'exactitude l'exigent,
malgré l'interdiction des classiques purs et durs..
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