|
À MIREILLE
Mireille, mon amie, le temps t’a rattrapée,
Au firmament là-haut, ton Dieu t’a rappelée,
Pourras-tu quelquefois, de ton œil indulgent
Nous apaiser parfois, les jours de mauvais temps.
Mireille mon amie, le ciel n’a pas permis
Qu’on se revoit là bas, dans ton vaste pays,
Mais un jour je viendrai, j’en ai fait le serment,
Fouler le sable blanc, tout comme au bon vieux temps.
Mireille, sois en paix, car la douleur, dit-on,
N’a plus cours au terroir de l’ultime pardon,
Ta demeure aujourd’hui ressemble à un jardin,
Fleuri par tes amis d’ici et de Loudun.
Mireille, mon amie, je n’oublierai jamais
Tes traces dans ma vie, ces livres qu’on aimait,
Les Filles de Caleb nous avaient réunies
Au-delà des saisons de ta belle Acadie.
Je suis triste, Mireille, mais je garde espoir,
Les souvenirs ne meurent, ce n’est qu’au-revoir,
Garde-moi une place au grand jardin d’amour,
Dans ce vide hors du temps où la vie n’a plus cours.
|