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Ces désirs qui m’envoûtent
Je sens les désirs fourmiller
Dans le cœur, quand en silence
J’observais ta bouche emmiellée
S’engorger d’une chaste sauce
Qui me donnait de l’essence
Et valorisait ta magnificence
Par cette sève universelle
Qui faisait battre mes ailes
Pour me rapprochant au soleil,
Qui embellit les roses, épure
Les esprits et chasse le fiel
Souillant ce monde prospère,
Où ta douce voix faisait frémir
Ta gorge fine et transparente
En inondant mon cœur de désirs
Et ta bouche de salive incitante.
Dad Allaoua
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