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INSOMNIE
4 heures du mat', le sommeil ne veut pas de moi. J'entends ta respiration régulière près de moi, j'aimerais te réveiller en me blottissant dans tes bras. Toi seul pourrais chasser mes démons, ces démons qui me hantent et me gardent éveillée. En parler avec toi encore et encore, mais tu ne comprends pas, pour toi tout est plus simple, plus radical. Il te rejette ? fais en autant ! Tu ne peux pas comprendre cet attachement insensé, je ne le comprends pas non plus, mais il est ancré en moi comme un mal, il me ronge et même le temps n'arrive pas à le guérir. Je ne supporte pas ce que je ne comprends pas, c'est ainsi …
Presque un an déjà qu'il m'a jetée de sa vie, petit à petit, par à coups, coups de mots blessants, maux coupants. Tant de rires aux éclats cassés comme un bruit de verre brisé. Faut-il vraiment ne pas chercher à comprendre ? Admettre que je n'étais rien, rien d'autre qu'un alibi, un exutoire, un pis-aller entre deux grandes histoires ? Ce serait ainsi nier les valeurs fondamentales qui sont les miennes : amitié, loyauté, sincérité…
J'ai dû faire trop de bruit, j'ai troublé ton sommeil. Fidèle compagnon, toi tu es là pour moi. Tes mains ouvrent pour moi les portes du bonheur. Tu sais toujours comment conjurer mes angoisses, mes douleurs. Dans tes bras apaisée le sommeil peut venir. Demain, demain, l'oubli viendra peut-être ….
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