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Au delà de l’Éther, s'endorment les oiseaux,
purgés par la moiteur de l'hiver capricieux,
portant l'éphémère, au-dessus des roseaux
que balance le vent évincé des cieux.
Ils voient la campagne sur un sol généreux,
la volve écornée, la flore sauvage,
la lumière qui caresse les yeux
de la faune piétinant la savane.
Des ombres floues s'élancent pour épier
du fond du corridor, les eaux estropiées
de lacs muets, de profondes rivières...
un vol d'orfraies maculés de poussière,
lentement se profile et revêt de beige
ce long corridor drapé de molles neiges.
mandoespartero
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