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Nos vieux
Ils sont nos aïeux, nos racines, le sang de nos veines
Ils ont été debout comme de vaillants chênes
Leur vie fut âpre, difficile sans détour
Tout en connaissant les délices du plaisir et de l’amour
Leur terre longtemps violée par l’ennemi
A laissé des stigmates sur leurs visages meurtris
Leurs joues étaient creusées par de profondes rides
Témoins dissimulés des déchirements cruels et acides
Outragés, humiliés par les guerres
Ils ont connu l’exode vers d’autres terres
A la recherche d’un toit et du pain quotidien
Pour leur famille, leurs enfants, ce n’était pas rien
Le travail, la parenté, leur demeure
Etaient pour eux leur seul bonheur
Ils ont transmis leur savoir
Comme si s’était un simple devoir
Enfants et petits enfants étaient leur plus grande richesse
Qu’ils ont aimé avec passion et sans cesse
Ils ont quelque part dans cette félicité
Laissé un patrimoine qui se transmettra à leurs héritiers
Maintenant ils sont partis pour d’autres cieux
Nous laissant tristes avec une larme dans nos yeux
Dans nos cœurs ils resteront ce cordon, ce lien
Qui sans eux nous ne serons rien
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