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Un poète, un rêveur, c'est un miroir fragile
Qui traverse la vie, avec des mots agiles
Accrochés sous ses doigts accrochés à sa plume
Et souvent il écrit quand les bougies s'allument
Pourtant sur le chemin, tu ne le verras point
Caché parmi les hommes, il marche solitaire
Partout et nulle part, il est là dans un coin,
Il observe le monde, les douleurs, de la terre
Et comme l'alchimiste, il décroche du temps,
Ce qui fait les hommes, ce qui fait leur charme
Les rires dans les larmes, les roses sous les armes
Pour tout rendre plus beau plus triste ou plus violent
Le poète, cet homme qui pleure son enfance
En dessinant le monde à travers sa souffrance
Regarde, cet éternel guetteur de lune
Qui conjugue les vagues, avec les pieds des dunes
Immortel scribouillard, prince de la gamberge
Sans cesse le brouillard, le laisse sur la berge
Et ses spleens imbéciles, qui le rendent si sombre
Se transforment en lumière qui éclaire nos ombres
Il traverse l'espace temps, dans les pages d'un livre
Et un jour l'émotion d'une phrase, d'un mot
Et s’exhalera sous tes yeux un parfum qui enivre
Pour t'emporter ailleurs, pour t'envoler plus haut
Plus haut que les oiseaux, plus haut que les nuages
Puis suspendu au dessus de l'ouvrage
Silencieux et pensif, tu laisseras emplir
Ton âme, et puis ton cœur, du précieux élixir
Comme:
voici des fleurs des feuilles et des branches...
Et il t'apparaitra le poète rêveur, tel un miroir fragile
Qui traverse la vie avec ses mots agiles
Accrochés à ses doigts accrochés à sa plume
Lui, qui écrit le soir, quand les bougies s'allument.
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