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LOUISIANE

le dimanche 20 novembre 2011, à 19:49. Posté par alalia


    Le ciel de septembre se couvre de nuages
    Je marche sous la pluie, il peut sur mon visage
    Les marronniers malades, sont déjà monotones
    Leurs feuilles desséchées ont des couleurs d’automne

    En Nouvelle-Orleans des êtres ont tout perdu
    Catherina passée, il ne leur reste plus
    Que leurs vies pour se battre et survivre au hasard ?
    Le pays tout entier est livré aux pillards.

    Les habitants des lieux de chez eux sont chassés
    Avec des hélicos on vient les arracher
    Consentants ou forcés, ils seront déportés
    Vers un ailleurs meilleur qui leur sera caché.

    Il ne reste plus que des maisons brisées
    Et Sous ce ciel trop lourd, errent des vies cassées
    Dans ce décors liquide ou flotte encore des corps
    Survivants anonymes rescapés de la mort.

    Silhouettes égarées, se déplaçant dans l’eau
    On les voit qui se traînent et l’horreur sur la peau
    Fantômes oubliés, au milieu des décombres
    Ils cachent leurs malheurs dans quelques zones d’ombres

    D’un coup de pied je frappe un marron égaré
    La pluie n’a pas cessé et me voilà trempé.
    C’est un soir comme un autre, et l’orage qui gronde
    Efface sous mes pas la misère du monde..

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
domidom le mardi 22 novembre 2011, à 11:46
Si l'on pouvait d'un pas, effacer le misère du monde, ce serait merveilleux....
Hélas, c'est impossible, à la folie des hommes se mêle la fureur de la nature....
Un poème triste car tellement réaliste...
Amicalement....
Domie...

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