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Le ciel de septembre se couvre de nuages
Je marche sous la pluie, il peut sur mon visage
Les marronniers malades, sont déjà monotones
Leurs feuilles desséchées ont des couleurs d’automne
En Nouvelle-Orleans des êtres ont tout perdu
Catherina passée, il ne leur reste plus
Que leurs vies pour se battre et survivre au hasard ?
Le pays tout entier est livré aux pillards.
Les habitants des lieux de chez eux sont chassés
Avec des hélicos on vient les arracher
Consentants ou forcés, ils seront déportés
Vers un ailleurs meilleur qui leur sera caché.
Il ne reste plus que des maisons brisées
Et Sous ce ciel trop lourd, errent des vies cassées
Dans ce décors liquide ou flotte encore des corps
Survivants anonymes rescapés de la mort.
Silhouettes égarées, se déplaçant dans l’eau
On les voit qui se traînent et l’horreur sur la peau
Fantômes oubliés, au milieu des décombres
Ils cachent leurs malheurs dans quelques zones d’ombres
D’un coup de pied je frappe un marron égaré
La pluie n’a pas cessé et me voilà trempé.
C’est un soir comme un autre, et l’orage qui gronde
Efface sous mes pas la misère du monde..
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