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La mer au loin jusqu'à l’horizon
Le ciel dessus, avec ses avions
Autour un maquis sauvage
Abrite des maisons sans âge
C’est un peu comme une caresse
Cachées sous des lauzes épaisses
Invisibles, muettes …
A l’abri, des murettes ….
Elles vivent sans fards
Fières comm’ des étendards.
Leurs terrasses comm’ des meurtrières
Semblent bâties pour la prière.
De leurs nids d’aigles à perte de vue
Les yeux se perdent dans les nues
On peut tout voir sans être vu
Le fil du temps ne compte plus
On n’y est comme suspendu
Ma raison même s’y est perdue
Remplacée par des rêv’ émus
Ou les pensées errent sans buts
L’oubli, le plaisir, la beauté
Comme des couleurs mélangées !
Brillant comme des lames d’aciers
Montent pour les remercier..
De leurs nids d’aigles à perte de vue
Les yeux se perdent dans les nues
On peut tout voir sans être vu
Le fil du temps ne compte plus
Seules les lueurs qui s’animent
Trahissent leurs présences anonymes
Et dans un souffle du libeccio
S’évanouissent les patios.
Et lorsque sous la lune opale
Les rochers comme des cathédrales
Dans le ciel du col de Téguine
Plantent leurs flèches assassines
S’endorment les lézardes
Qui griffent les mansardes
Emprisonnant les pierres
Dans les fouillis de lierre.
De leurs nids d’aigles à perte de vue
Les yeux se perdent dans les nues
On peut tout voir sans être vu
Le fil du temps ne compte plus
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