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Aller à toi c'est déjà difficile
sans compter les pas,
sans mordre aux appâts
des apparts et des villes
où on me dit que tu viens de partir,
que tu arriveras demain;
mais demain c'est la
démangeaison,
le jaune et la gifle,
la gaffe du voisin qui
m'assure que tu es
chez toi;
Marre des fraudes et du défi constant,
je compte cent;rentre dormir,
Maudire ce sommeil absent.
Aller à toi je perds mon calme
et la mélasse c'est un somme
un compte de trois,
qui crame et laisse
macérer,maugréer,
et les frimas sont déjà là,
On me dit laisses passer l'hiver,
Las,le chauffeur de taxi me suspecte,
de quoi déjà?
Je perds
la clameur
les dates d'anniversaire,reculant,
Reculant l'échéance,
et l'échassier ne sera plus
notre échanson.
Aller à toi la route est large,
le ciel donne sa grêle,et grogne sur mes plans,
les formats sont abolis;
les microbes,l'hôpital,les craintes,
compter ne sert plus et ne rassure plus,
compter susurre et ruse,mais l'usure
plus le stress;
demain les gares sont fermées,la route est
large,l'espace de la louange,un temps
compté,capté,anticipé;
la route et la réussite mais tu
seras ailleurs mon irréelle,
relai vers d'autres couleurs
passions furieuses,démangeaisons surnaturelles,
Tu seras l'ailleurs empirique,l'emprise de la lueur.
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