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Mes poèmes - Livre d'or - Moi |
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le vendredi 02 décembre 2011, à 16:03. Posté
par plumedoie
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ses pieds de géant s’enfoncent
au cœur d’un sol prodigue
l’ossature végétale perce l’azur
leurs mains caressent les cheveux d’ange
et hèlent le vent printanier
de son nombril gris coule un nectar
que les indigènes du Saint-Laurent vénèrent
depuis la nuit des temps à chaque printemps
gourmandise d’une contrée hostile
doux remède aux rigueurs septentrionales
cette manne vernale a gâté des siècles
d’une civilisation d’un peuple de bâtisseurs
les savants aux éprouvettes dorées
n’ont pas percé le secret
de ses vertueuses propriétés
les succédanés se sont succédé
mais point d’équation résolu
la science a été éconduite
le sirop d’érable coule à flot
et le sucre du pays des géants
sucre le bec des enfants
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