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A Claudette Duval, qui sait le rêve et l'écriture
Le flot roule sans cesse les galets du rivage.
S'obstine la tempête à l'assaut des jetées.
LA MER, LA MER toujours recommencée!
Espace et mort mêlés, tout commence et s'achève
et recommence encore avant d'autres demains.
LE TEMPS, LE TEMPS toujours renouvelé!
Les âmes des noroits hurlent dans la tourmente:
aux abysses d'oubli gisent tant d'inconnus.
LA MORT, LA MORT toujours inassouvie!
Pourtant à chaque fois l'eau des embruns dépose
le sel de ses élans jamais découragés.
L'ESPOIR, L'ESPOIR: or des désirs tendus!
L'enfance et la fraîcheur s'assèchent au Grand Large
mais les jusants sans cesse offrent leurs bouquets d'algues
et le matin lavé chasse le ciel d'orage.
AINSI L'HUMAIN DESTIN QUI PASSE ET SE SUCCEDE.
Déjà, très doucement, un étalon sans rêne,
imprévisible et beau, noir et feu sur l'eau vive,
nous amène au couchant où sombre le soleil.
DEMAIN SERA SANS NOUS. Ainsi meurent les vagues.
Quand s'ouvrira le jour, qui tiendra notre place?
Où seront nos zéniths à midi triomphants?
Goutte dans l'océan, instant fondu d'avance,
infimement petit dans L'INFINIMENT GRAND,
chacun n'est qu'un mirage et se trompe lui-même.
Suivre l'écho lointain et l'appel blanc des heures...
Rouler son existence aux crêtes d'aventures.
O MON AME .ENTENDS-TU LE CHANT DE LA MOUVANCE?
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Avant que de partir joindre ma destinée,
sur le buvard du sable absorbant l'encre-mère,
OU TRACER CET ECRIT QUI DOIT M'ETERNISER?
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